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Infos du 28 juillet au 31 août 2007

 


LES INFOS DE LA CHIPOTERRE

 



Scandale écologique : tant d’herbes piétinées par des tongs sauvages.


Grâce à la rareté des incendies estivaux sur le Bokal, la végétation peut de récupérer de 2006. Les pousses de roseaux, des ronces et autres herbacées grimpent à l’assaut des troncs calcinés. De jeunes arbres émergent et reconquièrent ces espaces. Fureur d’une vie jaillissante qui effacerait presque les chemins. Mais, c’est sans compter sur la force générée par des courants immatériels attirant des hordes sauvages vers ces terres, sur ces routes presque disparues, guidées par un instinct ancestral. La preuve, les sentiers, battus et rebattus par des tongs aux semelles impitoyables, forment un dédale reconnaissable. Egalement des herbes piétinées, écrasées, aplaties, mais aussi arrachées par des mains nerveuses, dans l'attente du loup ou par dépit, faute de ne l'avoir pas attrapé, ou de ne pas en avoir vu l'ombre d'un poil de queue. De nouvelles chambres d'amour surgissent au détour d'une touffe de roseaux.

 

L'exploration de nouveaux espaces permet de retrouver l'antique mausolée de Achette-de-la-Soupe, avec sa suite de chambres en enfilade (pas que les chambres), sous un couvert vert, buissonnant, avec de multiples sorties ou entrées - tout dépend comment on se situe – plus ou moins discrètes. L'explorateur peut ramasser des vestiges à même le sol de la vie quotidienne de cette peuplade mystérieuse et nocturne. Sans compter la bénédiction au goupillon dans la grotte sacrée...

 

AHHHHHHH le pied !   

 

 


Grand cercle à élargir.


Arrivée de la horde des Parisii Barbarii et de la Rosette de Lyon (ou du lion ?) en quête d'un brunissage estivalesque. La grande précieuse demande un escalator pour venir à la plage. Une sorte de tapis roulant… et pourkoi pas un âne ? Recomposition de la troupe autour de la majestueuse et vertueuse princesse Acidulée de Chik Pot sur son drap immaculé.

Vu d'avion, l'ensemble forme un cercle parfait au centre de la plage. Symbole ou message pour de lointains observateurs de notre monde ? Imaginons des ovniens à leur écoute... « C'est l'heure de mon touché rectal ! », « Benoît, tourne toi et enlève tes doigts », « coucou chéri, je suis là », « C'est pleine lune, nous aurons de la tramontane »... et ainsi de suite. Une vraie salade niçoise, avec des sardines et des moules à la catalane. Ces ovniens en seront ébaubis et viendront sans doute nous observer de plus près. Hummmm.



Sardane salace à la place Rouge.


Les répétitions pour la grande sardane se poursuivent sur la place Rouge. Deux Reimois et un olibrius que nous ne nommerons pas se sont entraînés avec sérieux et beaucoup d'acharnement à exhiber leur talent et leur dextérité à jouer des claquettes, mais sans leurs vigatanes. Laissant leurs fameuses espadrilles au vestiaire, et leurs maillots accrochés aux roseaux, ils jouèrent un trio véloce et salace, à la grande joie des passants.

A ce propos, passage de gitanes en tatanes, une en sandale. Un véritaple scandale !

Pendant ce temps, la marmotte fait sa salope. Elle braie et exige sa carotte pour se taire. C’est meilleur en prenant les dos d’ânes et en agitant les bras. Hi hi hi. Elle est complètement cagole (c’est-à-dire qu’elle possède le QI d’un escargot, voire d’une limace) Il ne lui reste plus qu’à aller faire des gaufres dans la black-room de la Cage.



Pink au Chik Pot.


Nouveau décor et toujours même ambiance déjantée au Chik Pot. Créatures frémissantes et ondulantes au milieu de champignons importés du pays des Schtroumphs (même la Stroumphette est là). Un mot d’ordre : « sous le pin, la cagole rigole ». Tout cela grâce à la volonté de Princesse Acidulée qui décida tout à trac de renverser la vapeur et opta pour un déménagement de la caisse enregistreuse afin de lessiver cet antre des plaisirs.


S’adressant à sa reine des abeilles, la butineuse en chef, la glorieuse et saliveuse vendeuse de crème fraîche, Babette (celle qui rite quand elle fouette), princesse Acidulée décida :

  • ferme la caisse, mets tes gants et sorts les pinceaux. 2007 sera pink, tout en pink acidulé. Même mon maillot.

  • Really pink ?

  • Totally fabulously pink.

  • Et voila ! rien que cela, je dois gratter et polisher le comptoir, la piste de danse et la barre des gogos. Et ho, hisse et haut… chante-t-elle en travaillant (comme une abeille).


Résultat : Hollandais en goguette, avec qui nous faisons la fête. Trapichade sur la piste, torses luisants sous les spots… bière à gogo même sur le lido. Enfilade de couloirs, de chambres et de recoins où chacun joue avec les mains et d’autres instruments. C’est pas que de la clarinette… Et voilà !


 

« Desesperats nois de la platja »

(Garçons désespérés de la plage).


Allessi-Sauteuse est une véritable puce. Hop hop hop. L’as-tu vu ? Il repassera par là. L’Attila de la banquette… Viens me parler espagnol. Je vais te faire vibrer les cordes de la guitare. Sans compter le Petit Poucet qui court et sème des cailloux à tout va. Quel méli-mélo, même en tenant un registre des comptes, on s’y perd. Attention aux gaffes. Entre un feu d’artifice à Collioure et une promenade de santé sur le parcours de Saint-Chafouin, il a la santé le gamin. D’aucuns disent « qu’ils va se faire péter les dents de lait » à force de pomper la brouette. Elle est endurante la gamine.

Certains couples se font et se défont d’une année sur l’autre ou d’une journée à l’autre. Demandez à David ce qu’il en pense. Lol(ita). Profitons de la vie, des plaisirs de cette existence les pieds dans le sable, la tête dans la tramontane et les fesses dans la mer car qui sait ce que demain sera fait. L’alouette catalane, funeste augure de la grande faucheuse, peut vous emporter même ici sur la plage. Alors que cherchons-nous ? Est-ce de pérégriner à travers les bosquets, afin de trouver l’âme sœur. Mais ici est-ce l’âme sœur que l’on recherche ? C’est la multiplication des petits pains, des mises en bouches, à foison, à en être repu, gavé et fart… Finalement sans rien emporter, à espérer demain…

Alors après des saisons de quête, injections et andouillettes de fonte complètent la panoplie du pèlerin. Viens tâter de mes biscotos, je ne suis pas un ramollo. Oh, le bô musclé… Et zou, viens prendre un coup de bambou.



C’est Noël au Bokal des kekettes !


Il fait chaud. Quelle chaleur ! On a soif : bière et canettes circulent… Certaines restent sur la plage, dans les buissons. Dommage, pour un lieu aussi naturel. Sommes-nous à Noël ?

Sexer avec kpote c’est bien, mais que d’étranges guirlandes se forment sur les ronces, avec une décoration des plus inopportune, bigarrée. Les boules multicolores ont disparu. Les lézards et autres bestioles doivent se régaler à suçoter le nectar des dieux.

 


 

 

 

Rareté des moules sur la plage, et pourtant les huîtres sont venues se perdre au Bokal. Lamentation d’une bourriche sous l’ombre d’un tamaris.

 

 

 

 

 

 

 

En conclusion, il ne nous reste plus qu’à chanter la complainte de la Roumaguère. En espérant retrouver notre Bokal l’été prochain avec autant d’amusement et d'apéros festifs en compagnie de chanteurs et de danseurs accompagnés à la balalaïka. Koik’un tambourin fasse autant d’effet.


 

Kiss Man, août 2007.

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Tag(s) : #bokal
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