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Une ballade en Ampurdan en agréable compagnie ce vendredi 21 août 2009. J’en retire de très positives impressions de voyage, une sorte de béatitude de l’instant présent. Plaisir du vécu de cette journée, une fraction de cet été, avant de repartir vers un rythme quotidien moins libertaire. Une excursion qui débute sur le chemin des contrebandiers, de Banyuls à Port-Bou. Passage au dessus de Colera, patrie d’un de mes aïeux, une pensée pour ceux qui sont depuis quelques années partis. Réminiscence d’images d’enfance et d’adolescence, au bord de cette plage de Colera. Puis d’autres souvenirs qui viendront en arrivant, en plongeant, sur Cadaques, autre temps et autre amour. Que cette cité a bien changé, idem à Port Lligat. Il est vrai que le Maitre n’est plus là, lui aussi.

 


Monastère de sant Pere de Rode :


Massivité de l’édifice. Dans un endroit improbable, dominant la mer, la baie de Port de La Selva. Sous la protection d’un château fortifié, se dressent les pierres de Sant Pere de Rodes. Œuvre de la montée en puissance des ordres religieux réguliers, puis symbole de leur décadence. Force de cette maison et de ses possessions. Nous cheminons dans ce labyrinthe de salles à la découverte de ce monde des moines. L’église, un vestige du roman, impressionne par sa hauteur, sa massivité. Un bloc herculéen nous entoure. Une montagne de pierres.

 


 

Les clochers et les tours nous encadrent entre monde religieux et monde militaire. Nous cheminons du clocher à la tour de défense. Structure fortifiée, à l’écart du siècle, pour quelques moines priant pour le salut des grands. Toujours à la sueur du front, du labeur des petits, s’érigent cette citadelle d’un pouvoir révolu.



 


Dali, de Cadaqués à Port Lligat :

 

 

J’ai mangé des calamars et des frites à Cadaques, en bord de plage, à proximité d’une Mylène Farmer catalane, sous le regard jovial de Salvador Dali. Un bras de gitan excellent dans une pâtisserie de Cadaques, avec une crème savoureuse et ferme, qui résiste aux assauts de la langue. Juste une caresse de la langue pour prendre la saveur, se piquer au sucre glace… hummm

 


 

A Port Lligat, un musé du Maître, un espace touristique, aseptisé, sans l’âme du divin fou. Nous sommes vendredi, il faut prendre rendez-vous pour dimanche afin de visiter la demeure de Dali. Comme certain, nous patientons devant la porte de la demeure.

 

 

Nous attrapons quelques détails qui dépassent des toits. L’esprit de Salvador n’est plus ici. Trop aseptisé, trop carré.

 

Sur la jetée, devant la baie, nous respirons le calme de l’endroit. Plénitude des sens d’une journée qui s’achève ainsi au bord de la baie de Dali, auprès de son village. Endroit sauvage, il y a quelques années, aujourd’hui révolues.  Une plage qui a du en connaitre des histoires…


 

Une embarcation nous replonge dans l’univers du Maître, pas celle fichée dans un pin devant la maison du maître ; quoique, le symbolisme sexuel est là-aussi très explicite quand on y songe. Amarrée au quai, une barque catalane érotomane nous invite au voyage.


 

Ami passager en cas de tramontane, tu as de quoi te tenir fermement afin de garder le cap. Un phallus des plus audacieux surgit au milieu de la barque. Un vit à la vue (mais pas à la portée) de tous. Pas d’inquiétude la police locale veille sur cet étrange équipage.



 

Ainsi  cette barque phallique illustre-t-elle la sage devise d’un ami vizir pour qui « la situation la mieux assise ne résiste pas au pal ».

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Tag(s) : #sites et visites
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