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Février 2009 me voici parti vers des terres inconnues. Après une nuit de traversée de la France, le train nous laisse sur la gare de Douai. « A Douai, descendez les cinglés ». Sous la houlette de Pupet, mon guide surdoué, nous nous rendons dans une auberge traditionnelle, vaste bâtiment aux murs de briques rouges... L'accueil est chaleureux... au premier demi Picon j'ai déjà une tête de poulpe. Une tarte au Maroilles par là-dessus et hop c'est parti pour la découverte des us et coutumes de ce pays.

 




Avec effroi nous gravissons des marches et des marches afin de découvrir ces beffrois. Médiévaux ou récents, ils offrent des aspects très différents. Symbole d'affranchissement des seigneurs et de l'autonomie de la ville dans sa gestion, le beffroi se dresse fièrement au dessus du bourg, visible de loin depuis les murailles protectrices de la cité. C'était aussi pour le seigneur du lieu un moyen de se débarasser d'une gestion difficile et sans doute onéreuse d'une communauté, puis d'en d'obtenir en échange des revenus régulier.








A Lille, « montez les débiles ». Sur la grande place, une autoritaire déesse nous presse. Elle ne rigole pas avec son boute feu. Visite guidée et direction l'hôtel de la comtesse, hospice des pauvres de la cité. Divines pâtisseries, ces merveilleuses meringuées, fondantes dans la bouche. Extase des papilles. De la semelle je bats le pavé pour essayer de me réchauffer car il fait froid. Pluie et vent en bourrasque nous arrachent les dernières calories. Cette nuit la neige a recouvert les vertes prairies. Même les terrils apparaissent tout gris après une nuit glaciale.

 









Multiplicité des terrils. Descente à la mine et approche des dures conditions de travail des mineurs : hommes, femmes et enfants... Sous la surveillance d'étranges tours qui dominent le carreau de mine. Espèces de chapiteaux chinois, rappel d'autres miradors terribles...

 

 






A Arras, trente minutes de retard à cause d'une connasse, ou peut être d'une pétasse. La grande place et ses maisons aux façades flamandes reconstruites après la guerre. C'est un pays de grandes places, lieu de marché et de développement du commerce. Espace de circulations des hommes, des marchandises, des idées et des armes. Zone de guerres depuis l'antiquité et jusqu'aux derniers éclats du XXe siècle.




Cimetières terribles de Vimy à Notre-Dame de Lorette où pleurent les veuves et les orphelins. Vestiges de la barbarie de l'Homme. Aujourd'hui, zone de commerce aux mains des émigrés d'autres continents. Hommes exploités dans des échoppes, de Lille à Bruxelles, nouveaux biens de cette mondialisation.

 

 

                          



A Bruges, on ne danse pas la biguine mais on se recueille auprès de sainte Elisabeth. Pas de copinage au béguinage. Les canaux sont gelés et les bateliers demeurent à l'estaminet. Seuls chevaux et calèches sillonnent les rues de la cité. Les sabots claquent sur les pavés. Pas un seul crottin sur les trottoirs, il faut dire qu'ici même les chevaux ne chient pas n'importe où et n'importe comment. Des commerces de chocolat dans toutes les rues.

 


 







A Boulogne-sur-Mer, on descend grand-mère sur la plage. Elle joue avec les crabes et nous ramène quelques moules. Hop des moules frites avant Nausicaa. Descente vers les fonds marins, gigantesques aquariums où batifolent requins et autres raies... Que l'on peut même approcher ! J'ai tâté une raie, bien droite elle offrait sa gorge blanche à mes caresses. Passage d'une folle limande, toute excitée de se faire caresser. Une autre vision sur le vivant de notre planète.

 

 



Souvenir des côtes blanches de l'Angleterre aperçues depuis le cap Blanc Nez. Colonne à Foch dont nous avions déjà vu d'autres statues en divers lieux. Toujours ce souvenir de 14-18, de 39-45... Un ciel si bleu, qui s'est dégagé à notre arrivée, nous permet de profiter de ces splendides paysages du bord de mer, vertes prairies sur une terre grasse, reposant sur une épaisse tranche de calcaire blanc, entrecoupé de silex. Sillon sombre, avec des éclats luisants, qui découpe cette roche d'albâtre.

 


- Tu veux picher un coup ?   
- C'est le coup de picher dans le canal. Je ne serai pas le premier, ni le dernier !




- Tu veux une tarte au chucre ?
Il y en a partout du sucre. Sans oublier la glace à la chicorée. Ce n'est pas pour picorer, mais pour faire passer la planche de cochonne. Que des frites on peut manger depuis quelques jours. Sous toutes les formes, en accompagnement d'une fricadelle bruxelloise. Des crêpes à la cassonade, sans omettre les sublimes gaufres de chez Meert à Lille. Plus, la gaufre de liège avec son nappage de chucre, encore et encore... Pupet se régale ; moi avec lui, je suis au paradis.

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Tag(s) : #sites et visites
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