L'hiver venu, le Bokal se pare de nouvelles couleurs. Bruns et ocres dominent le paysage. Un fauve semble sortir du sable et bondir sur sa proie...
La plage est nivelée. Exit la poste... bois flottés et souches se font rares... La vision s'ouvre sur le ciel et la mer.

Les figues de barbarie vermillonent et craquellent. La végétation s'aére et les roseaux tendent vers le ciel quelque maigre plumet, ballotant au zéphyr.

Les fées se promènent entre les dunes, errent sur le chemin des chambres abandonnées. A l'abri du grand Brutch, elles patientent avant le retour des beaux jours. La lumière joue sur l'embouchure
du Tek.


L'île est inondée. Nous apercevons la fumée des gaz d'un avion dans le miroir de l'eau. Le berger du Bokal a sorti sa canne, assis il médite le regard perdu dans l'onde...

Le soleil couchant déverse son miel sur les roseaux. Les promeneurs achèvent leur ronde. Des taillis émerge un barbu à l'embonpoint généreux, pull sur l'épaule, torse nu, le jogging sous les
fesses, le derrière bien à l'air... il se pavane, s'exhibe comme une proie à saisir... Le lion n'est pas loin, en fera-t-il son festin ?


Le concombre apparaît, emmitouflé. Dernières nouvelles... Attente de l'été.
Kissman février 2008.