Voici le premier chapitre de Broutch 1, une épopée bokalistique dans la veine des romans d'heroic fantasy. Non localisé dans les lointaines terres d'Owonda, mais
plus proche de nous, en terre catalane. Un essai sur les origines du Bokal du Tek à l'époque des fées et autres êtres merveilleux. L'histoire commence avec l'implosion de la fée Jaillissante
et de la quête pour la recomposer afin de retrouver la libido du Bokal. Le tout dans une explosion de sortilèges, de coups de balai et de tatanes qui volent vers des postérieurs mal
embouchés afin de dégager la route de Kel-Quette notre héros.
En fonction des commentaires et du nombre de lecteurs, nous nous engageons à fournir un chapitre chaque semaine pour vous faire suivre les aventures de ces êtres magiques. A bientôt dans les
commentaires...
GRAND BROUTCH AU PAYS DES FEES
Roman d’heroïx fantasy à la catalane
BROUTCH 1
Assis sur le sable, au soleil estival, les pieds dans l’eau de mer, nous n’avons pas toujours conscience du monde infiniment petit qui nous environne, ni du temps qu’ont traversé les éléments naturels pour arriver jusqu’à nous. Un univers dans lequel, à diverses échelles, nous sommes également inscrits et incorporés. En voyant dériver une souche à l’embouchure du Tek, onde si calme ici que l’on n’imagine pas qu’à son origine elle provient des eaux torrentueuses qui dévalent le Kanigou. Provoquant moult tumulte avant de rejoindre la mer. Cette vision me rappelle une histoire antique, entre légende et réalité, sur l’origine de ce lieu.
De la déchéance des fées du Canigou et de leur arrivée au Bocal.
Pourquoi les dieux chassèrent-ils les fées du Kanigou ? « Elles mettaient le feu au vénérable sommet » vous diront les nains qui en exploitaient les mines de fer. Elles creusaient toujours de plus en plus profond, selon leur principe « Plus à fond & plus au fond » ! D'où des rencontrent explosives avec les nains et leurs wagons chargés de minerai. Lesquels prenaient feu et fondaient sous la chaleur dégagée par les fées et leurs enchantements. Les nains eux n'étaient pas enchantés. D'ailleurs ils ne chantaient même plus « et ho, hisse et ho, c'est pas du boulot »... mais « si je t'attrape ma garce tu va goûter de mon gourdin » ... Avec tout ce tapage sous leurs oreilles, les dieux en eurent marre et chassèrent les fées vers d’autres terres, plus lointaines et sauvages, où elles purent exercer leurs talents. C'est à dire y foutre le bordel, loin des divines oreilles.
Chassées du Canigou les fées suivirent la vallée du Tek et arrivèrent au Bokal en naviguant sur de simples feuilles, car ce sont ces créatures très légères… Vêtues d’ether, elles ne sont que peu de poids pour ces fragiles esquifs. Toutes aussi légères ? Presque, si ce n’est (avouons le) que la reine des fées que l'on doit jucher sur un véritable radeau de fortune, composé de brindilles et feuilles entrecroisées, que les fées maintiennent d'aplomb avec quelques sortilèges. Car la reine est plutôt dodue. Une « dondon dodue » comme le chuchotent certaines mauvaises langues. Les mêmes lui trouveront aussi le clitoris toujours frigide. Mais c'est la reine des fées ! De fait elle est superbe... toujours rayonnante. « Du miel pour les abeilles » affirment ses affectueuses sujettes de Paribourre et de Toulbourre.
Au Bokal, les premiers jours sont difficiles car les fées doivent lutter contre les trolls qui régnent sur l'embouchure du Tek. Ces colosses constitués de massives pierres de rivière défendent leur territoire. Les escarmouches avec les fées font éclater les trolls et les transforment en sable fin, d'où l'origine d’une vaste plage aux incessants mouvements, mais aussi des espaces avec des galets. Véritables armes pour les harpies des ronces. Des êtres femelles, longilignes et agiles, se glissant entre les buissons, les ronciers, affamées de lubricité. Certaines fées se prennent des galets sur le pif et repartent la robe en lambeaux, poursuivies par ces harpies libidineuses. Très vite les nouvelles hôtes du Bokal apprennent à naviguer entre les buissons, et au détour d'un tamaris de jeter avec précaution un coup d’œil avant d’avancer. Et donc de pouvoir faire un détour si elles apercevaient un troll. Pour éviter les harpies c’était plus difficile, tant les garces savaient bien se dissimuler. Rester en éveil était l'attitude la plus sage à adopter pour les fées qui voulaient rester habillées. Certaines, plus dégourdies ou salaces, prirent l'habitude de se promener à oilpé, ce qui eut une influence sur les comportement des humains ultérieurement en cet endroit. Ceci est une autre histoire, d'un temps futur, bien éloigné de notre récit.
De la division des fées - la créations de « Bourrez-là » et de « Bourre-moi-ça ».
Au lieu de rester unies face à l'adversité, les fées se divisèrent en deux clans majeurs, ainsi que nous allons l’expliquer – oh pardon, « ce que nous allons expliquer » est plus convenable orthographiquement parlant, heu, écrivant. J’en fabouille… j’en bafouille. Reprenons ce récit épique (et colégram).
Immédiatement, la reine des fées proclama la fondation de leur nouvelle cité sur une colline entourée de grands arbres, assurant protection du vent et apportant une ombre bienfaisante en cas de canicule.
- Bourrez-là sera ton nom, dit-elle en jetant un sortilège pour purifier la végétation qui allait les accueillir. Car les fées demeurent dans la nature qui entoure.
A toutes ses petiotes sujettes elle promit la protection des éléments en leur demandant de respecter des règles de vie très saine. Filles du jour et de la lumière, elles ne pourront sortir la nuit et vagabonder insouciantes et béates hors de Bourrez-là. L’œil rond, certaines fées n’opinèrent point du chef à cette nouvelle. Pour la dauphine de la reine, la fée Acidulée, cette obligation était des plus incongrue. Encore moins de fraterniser à tout va avec l’esprit de la mer, comme le préconisait la fée Plouf, grande maîtresse des ondes, ou l’esprit du sable – après soumission des trolls pulvérisés lors de l’arrivée des fées.
La fée Acidulée mena bataille contre ces idées contraires à ses hormones, et celles de bien d’autres fées. Adeptes de la nuit, des agitations et promenades dans les roseaux, d'où leur vénération pour les esprits du fleuve (avec la fée Splatch) et des roseaux.
- Mais ce ne sont que des éléments de la nature en folie ! éructait la reine des fées, en toisant, ébaubie, les libertines mutines.
Regroupant les mutines autour d’elle, la fée Acidulée fonda sa propre cité, dans le monde des roseaux, au bord du Tek. Monde qu’elle nomma « Bourre-moi-ça ». Peu à peu arrivaient les dissidentes de « Bourrez-là ». Au crépuscule, ce n’était qu’agitation frénétique dans les roseaux. De Bourrez-là, la reine des fées élevait des sortilèges de silence sans pour autant calmer l’ardeur de ses petiotes sujettes, qui progressivement désertaient la cité et s’égaraient entre « Bourre-moi-ça » et les buissons des harpies.
L'équilibre du pays des fées déjà bien instable, du fait des humeurs intrinsèques de ces créatures, était prêt à basculer à nouveau sous l’effet d’une nouvelle éventuelle menace. Rien que les éclipses, perturbant soit le jour (éclipse du soleil) ou soit la nuit (éclipse de lune) agitaient l’espace féerique du Bokal du Tek. Ce qui provoquaient à chaque fois une agitation à « Bourrez-là » et à « Bourre-moi-ça ». A la fin les fées ne savaient même plus où elles devaient bourrer... Ce précaire équilibre était préservé par la fée Jaillissante qui par son action bienfaisante ramenait la paix entre les diverses factions. Sous l'effet de la source jaillissante, eau thermale calmante, récurante, roborative, où se baignaient les fées, les factieuses en perdaient leur hostilité et se rabibochaient, en tout pour quelques temps. Cela évitait que tout pète. Ainsi naquit le jardin des fées, haut lieu de promenades et d'épanchements entre les fées et quelques trolls et harpies égarés, eden féerique où jaillissaient à droite et à gauche les effusions les plus inattendues (ou plutôt très tendues et drues)... De temps en temps on pouvait apercevoir Dame Marmotte, la discrète, qui passait plier les préservatifs dans des papiers d'or et les glissait sous les feuilles des buissons.
C'est alors que survint le grand Broutch et la fin du précaire équilibre lors du séjour des fées au Bocal.
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Kissman 2008
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Péril-Os
Château d'Aux-Poules.