Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 17:41

Voici le premier chapitre de Broutch 1, une épopée bokalistique dans la veine des romans d'heroic fantasy. Non localisé dans les lointaines terres d'Owonda, mais plus proche de nous, en terre catalane. Un essai sur les origines du Bokal du Tek à l'époque des fées et autres êtres merveilleux. L'histoire commence avec l'implosion de la fée Jaillissante et de la quête pour la recomposer afin de retrouver la libido du Bokal. Le tout dans une explosion de sortilèges, de coups de balai et de tatanes qui volent vers des postérieurs mal embouchés afin de dégager la route de Kel-Quette notre héros.
En fonction des commentaires et du nombre de lecteurs, nous nous engageons à fournir un chapitre chaque semaine pour vous faire suivre les aventures de ces êtres magiques. A bientôt dans les commentaires...



 

 

 

GRAND BROUTCH AU PAYS DES FEES

 

Roman d’heroïx fantasy à la catalane

 

 

 

BROUTCH 1

 

 

Assis sur le sable, au soleil estival, les pieds dans l’eau de mer, nous n’avons pas toujours conscience du monde infiniment petit qui nous environne, ni du temps qu’ont traversé les éléments naturels pour arriver jusqu’à nous. Un univers dans lequel, à diverses échelles, nous sommes également inscrits et incorporés. En voyant dériver une souche à l’embouchure du Tek, onde si calme ici que l’on n’imagine pas qu’à son origine elle provient des eaux torrentueuses qui dévalent le Kanigou. Provoquant moult tumulte avant de rejoindre la mer. Cette vision me rappelle une histoire antique, entre légende et réalité, sur l’origine de ce lieu.

 

 

De la déchéance des fées du Canigou et de leur arrivée au Bocal.

 

Pourquoi les dieux chassèrent-ils les fées du Kanigou ? « Elles mettaient le feu au vénérable sommet » vous diront les nains qui en exploitaient les mines de fer. Elles creusaient toujours de plus en plus profond, selon leur principe « Plus à fond & plus au fond » ! D'où des rencontrent explosives avec les nains et leurs wagons chargés de minerai. Lesquels prenaient feu et fondaient sous la chaleur dégagée par les fées et leurs enchantements. Les nains eux n'étaient pas enchantés. D'ailleurs ils ne chantaient même plus « et ho, hisse et ho, c'est pas du boulot »... mais « si je t'attrape ma garce tu va goûter de mon gourdin » ... Avec tout ce tapage sous leurs oreilles, les dieux en eurent marre et chassèrent les fées vers d’autres terres, plus lointaines et sauvages, où elles purent exercer leurs talents. C'est à dire y foutre le bordel, loin des divines oreilles.

Chassées du Canigou les fées suivirent la vallée du Tek et arrivèrent au Bokal en naviguant sur de simples feuilles, car ce sont ces créatures très légères… Vêtues d’ether, elles ne sont que peu de poids pour ces fragiles esquifs. Toutes aussi légères ? Presque, si ce n’est (avouons le) que la reine des fées que l'on doit jucher sur un véritable radeau de fortune, composé de brindilles et feuilles entrecroisées, que les fées maintiennent d'aplomb avec quelques sortilèges. Car la reine est plutôt dodue. Une « dondon dodue » comme le chuchotent certaines mauvaises langues. Les mêmes lui trouveront aussi le clitoris toujours frigide. Mais c'est la reine des fées ! De fait elle est superbe... toujours rayonnante. « Du miel pour les abeilles » affirment ses affectueuses sujettes de Paribourre et de Toulbourre.

 

Au Bokal, les premiers jours sont difficiles car les fées doivent lutter contre les trolls qui régnent sur l'embouchure du Tek. Ces colosses constitués de massives pierres de rivière défendent leur territoire. Les escarmouches avec les fées font éclater les trolls et les transforment en sable fin, d'où l'origine d’une vaste plage aux incessants mouvements, mais aussi des espaces avec des galets. Véritables armes pour les harpies des ronces. Des êtres femelles, longilignes et agiles, se glissant entre les buissons, les ronciers, affamées de lubricité. Certaines fées se prennent des galets sur le pif et repartent la robe en lambeaux, poursuivies par ces harpies libidineuses. Très vite les nouvelles hôtes du Bokal apprennent à naviguer entre les buissons, et au détour d'un tamaris de jeter avec précaution un coup d’œil avant d’avancer. Et donc de pouvoir faire un détour si elles apercevaient un troll. Pour éviter les harpies c’était plus difficile, tant les garces savaient bien se dissimuler. Rester en éveil était l'attitude la plus sage à adopter pour les fées qui voulaient rester habillées. Certaines, plus dégourdies ou salaces, prirent l'habitude de se promener à oilpé, ce qui eut une influence sur les comportement des humains ultérieurement en cet endroit. Ceci est une autre histoire, d'un temps futur, bien éloigné de notre récit.

 

 

 

De la division des fées - la créations de « Bourrez-là » et de « Bourre-moi-ça ».

 

Au lieu de rester unies face à l'adversité, les fées se divisèrent en deux clans majeurs, ainsi que nous allons l’expliquer – oh pardon, « ce que nous allons expliquer » est plus convenable orthographiquement parlant, heu, écrivant. J’en fabouille… j’en bafouille. Reprenons ce récit épique (et colégram).

Immédiatement, la reine des fées proclama la fondation de leur nouvelle cité sur une colline entourée de grands arbres, assurant protection du vent et apportant une ombre bienfaisante en cas de canicule.

- Bourrez-là sera ton nom, dit-elle en jetant un sortilège pour purifier la végétation qui allait les accueillir. Car les fées demeurent dans la nature qui entoure.

A toutes ses petiotes sujettes elle promit la protection des éléments en leur demandant de respecter des règles de vie très saine. Filles du jour et de la lumière, elles ne pourront sortir la nuit et vagabonder insouciantes et béates hors de Bourrez-là. L’œil rond, certaines fées n’opinèrent point du chef à cette nouvelle. Pour la dauphine de la reine, la fée Acidulée, cette obligation était des plus incongrue. Encore moins de fraterniser à tout va avec l’esprit de la mer, comme le préconisait la fée Plouf, grande maîtresse des ondes, ou l’esprit du sable – après soumission des trolls pulvérisés lors de l’arrivée des fées.

La fée Acidulée mena bataille contre ces idées contraires à ses hormones, et celles de bien d’autres fées. Adeptes de la nuit, des agitations et promenades dans les roseaux, d'où leur vénération pour les esprits du fleuve (avec la fée Splatch) et des roseaux.

- Mais ce ne sont que des éléments de la nature en folie ! éructait la reine des fées, en toisant, ébaubie, les libertines mutines.

Regroupant les mutines autour d’elle, la fée Acidulée fonda sa propre cité, dans le monde des roseaux, au bord du Tek. Monde qu’elle nomma « Bourre-moi-ça ». Peu à peu arrivaient les dissidentes de « Bourrez-là ». Au crépuscule, ce n’était qu’agitation frénétique dans les roseaux. De Bourrez-là, la reine des fées élevait des sortilèges de silence sans pour autant calmer l’ardeur de ses petiotes sujettes, qui progressivement désertaient la cité et s’égaraient entre « Bourre-moi-ça » et les buissons des harpies.

 

L'équilibre du pays des fées déjà bien instable, du fait des humeurs intrinsèques de ces créatures, était prêt à basculer à nouveau sous l’effet d’une nouvelle éventuelle menace. Rien que les éclipses, perturbant soit le jour (éclipse du soleil) ou soit la nuit (éclipse de lune) agitaient l’espace féerique du Bokal du Tek. Ce qui provoquaient à chaque fois une agitation à « Bourrez-là » et à « Bourre-moi-ça ». A la fin les fées ne savaient même plus où elles devaient bourrer... Ce précaire équilibre était préservé par la fée Jaillissante qui par son action bienfaisante ramenait la paix entre les diverses factions. Sous l'effet de la source jaillissante, eau thermale calmante, récurante, roborative, où se baignaient les fées, les factieuses en perdaient leur hostilité et se rabibochaient, en tout pour quelques temps. Cela évitait que tout pète. Ainsi naquit le jardin des fées, haut lieu de promenades et d'épanchements entre les fées et quelques trolls et harpies égarés, eden féerique où jaillissaient à droite et à gauche les effusions les plus inattendues (ou plutôt très tendues et drues)... De temps en temps on pouvait apercevoir Dame Marmotte, la discrète, qui passait plier les préservatifs dans des papiers d'or et les glissait sous les feuilles des buissons.

 

C'est alors que survint le grand Broutch et la fin du précaire équilibre lors du séjour des fées au Bocal.

-oOo-

Kissman 2008

 

 

 


Par Kiss man - Publié dans : Broutch 1 - Communauté : jeune auteur et compositeur
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 19:30

Le printemps s'annonce précoce cette année. Faisant fi des gelées à venir, la nature s'éveille. 

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Va et vient des abeilles. Tournées incessantes des butineuses entre fleurs et ciel.

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Fin d'après-midi, un chat sommeille sur le toit, à l'abri d'une cheminée. Il profite des derniers rayons du soleil. 


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Espace de lumière, miroir de la ville, l'espace urbain moderne reflète ciel et décor végétal. Un espace très géométrique, imbrication des univers.


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Ouverture vers le ciel. Lumière du jour et éclairage de nuit pour accompagner la transparence des édifices. 

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Kissman - 2 mars 2008.


Par Kiss man - Publié dans : Chronique - Communauté : Tel est le monde !
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 10:17

CHRONIQUES



Notes et souvenirs, d'un explorateur en terres sauvages et inconnues, retrouvés il y a quelques mois dans un carnet retrouvé par hasard dans une caisse achetée dans un dépôt vente. En voici la teneur.



Découverte du pays de Léchetis ce premier février. 
La karette me dépose sur la place centrale du village. Les fers des chevaux claquent sur les pavés. Le ciel est si bas. Je repense à la campagne traversée. Morne plaine. Il y fait si froid que les plantes poussent dans la terre ! Elles sont pas folles les pommes de terre, les betteraves. Des produits que je retrouve sur le marché qui se tient sur la place. Les habitants ont l'air de faire triste mine. Habits sombres, faces obscures ou rougeaudes, sabots de bois, les habitants babillent un patois que je ne connais pas.

 

- Ta cokonne est trop kère, murmure une vieille ridée comme une pomme de terre en ramassant son kapeau. Je vais aller me faire cuire des gaufres.

- Penses à y mettre de la cassonade. Tu pisseras sucré dans ta bière !

Lorsqu'un homme mieux habillé, un notable sans doute, s'approche des badauds, la femme se retourne et s'adresse à la foule.
- Voici Tchirac qui vient caresser le cul de la vake. C'est pas lui qui va mettre de la cassonade dans notre compote de pommes.
- Il a pas fini de se balader, ajoute un autre. Il est beau dans son chticheurt Chtiguevara. Un vrai révolutionnaire.

- Regarde moi ces chicons, ils sont tout frisés. C'est pas bon signe pour la météo. Y a pas assez d'eau.

 

Du beffroi résonnent les cloches d'un carillon. Instrument superbement massif. Des tonnes de fonte résonnent sous les coups du carilloneur. Il bourre le clavier de coups de poings, de coups de pieds... A la volée, les coups pleuvent sur les touches. Il pilonne son instrument avec vigeur pour lui faire expulser des notes de plus en plus aigues. Des octaves de plaisir pour les oreilles.

Sur le marché les oreilles vibrent. Les pieds s'agitent et esquissent des pas de danse. Quel carnaval !

Les harengs volent dans les airs. Hareng sort !

Bringueballent les kiens, les kats et les cokonnes ventrues... Merchi pour l'ochti mon seigneur !

 

Dans la taverne, les discussions vont bon train.

- C'est pas la chti goutte qui va me saouler.

- Notre pouvoir d'akat est en baisse. Bientôt on va sucer du charbon en sirotant de la bière. En attendant reprend une gaufre.

- Regarde ces filles. Waouuuu... Elles ont des corps ronds. Les nikons en forme de terril. Des bombardiers de ouf. Des petis chicons à faire frire aux lardons.

 

Je suis bien venu chez Lèchetis. 

 

- Fin de la 1ère relation -


 

Pour avoir des chroniques supplémentaires, merci de me laisser un commentaire.

 

Par Kiss man - Publié dans : Chronique
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 20:25

Week end en terre catalane. 

A Perpignan on ne mange pas que des bananes. Grillades chez Lolo avec les potos. 
Comme c'est l'a
nniversaire de Briz, fondue de bougies sur le framboisier. Trop bon on a tout mangé. Avec son yo-yo fluo orange il va bien s'amuser. Qu'il fasse attention à ce que la fée Acidulée ne vienne pas  le lui piquer. Il pourrait devenir la fée Briz, celle qui efface les mauvaises odeurs et remplit nos petits coins de l'odeur du bonheur.
Et surtout bien bu... Que du bon vin. Pas de la treille de Martin. Enfin, quatre bouteilles descendues sans forcer.




Aux poules, nous voici.


Trop de vent pour aller au Bokal. Dommage de ne pas profiter de ce soleil, mais le marin nous glace les reins, et le reste. Direction un village abandonné et son château dans les Corbières. Aux poules, nous voici. Montons au Péril-Os et visitons ses antiques bâtisses, plus proches de la ruine que du palais. Echafaudages et remblais accompagnent nos pas.


undefined Péril-Os


Montons à l'église, découvrir en contre-bas le petit cimetière abandonné. Une seule croix porte encore un nom. Toutes les autres tombes sont dans l'oubli. Des Christ et des Vierges prient sur les tumulus. 


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Le vent emporte le murmure des âmes oubliées. Leurs chuchotements passent les murs borgnes où on disparu portes et fenêtres. Façades éventrées, planchers effondrés. Des vies disparues qui s'effacent lentement avec le temps et la succession de saisons.


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Sur le plateau, se dresse le château. Vieux souvenirs des Cathares. Des nuages, fumerolles des buchers d'antan, courrent au vent et traversent le ciel.


undefined Château d'Aux-Poules.


Un gardien face au vent écoute la complainte des maudits et surveille la vallée. Attente de la quête des croisés.


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Derrière les buis se cachent quelque fée. Gouvernante des moellons abimés au sol, cailloux fracassés voici une éternité par les hommes, puis par les éléments. Car ici souffle avec force le vent. Les nuages défilent dans le ciel.

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Ces vigies surveillent la vallée. Pierres encore dressées, vestige d'un temps passé. Dérisoire vestige face à l'éternité. Toute trace de communauté se voit ainsi effacée. Quelque soit ses pyramides. Sanglote au vent, frêle muraille. Le vent te poussera dans le précipice de l'oubli.

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Kissman - février 2008
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 11:09

Voici le retour des beaux jours, températures à la hausse, plus de lumière. Hier les mimosas ont éclaté de jaune et de vert. La preuve en image. Ma poulette en était toute gaite de pamoison. Jamais vu les mimosas comme ceci en pareille époque de l'année. Gloups...


mimosa1-copie-1.jpg  


Dans les jardins, que d'animation ! Une femme, sans sa main, dénudée - quand même en cette saison ce n'est pas très sérieux -  se promène en compagnie d'un paon. Celui-ci dressé, exhibe une queue superbe, mais en cherchant bien on se demande où il a pu mettre sa tête. Il en a perdu la tête l'animal.

paon2.jpg


Ailleurs, une divinité bondissante, les jambes toujours alertes. Sautillant d'arbre en arbre. Un homme parle avec un arbre, un robinier sans doute. Des cages au grilles fermées attendent la nuit pour retrouver leurs hôtes : des tigres, des loups... Allez savoir... chats et chattes viennent la nuit chasser les rongeurs et essayer d'attraper quelque canard boiteux. Envol de canards autour d'une oie, ploufs dans la mare. Un canard c'est caché dans une image, retrouvez le.

fesse1.jpg


Suivez le guide. 
Avec un peu d'attention on devrait la retrouver cette main.
A demain.

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